Le 11 février 2024, un violent incendie ravage la copropriété Eden Palais, au 24 avenue Pessicart à Nice. 50 sapeurs-pompiers, 20 engins, 6 lances déployées. 23 personnes relogées en urgence. Une reprise de feu en toiture le lendemain matin. Le quartier Gambetta bouclé pendant plusieurs heures.
Derrière les images spectaculaires, une réalité moins visible commence : la gestion du sinistre par le syndic de copropriété.
En tant que syndic de la résidence Eden Palais, le Cabinet TABONI a pris le relais dès le 12 février pour coordonner l’ensemble des opérations. Plus de deux ans après, le chantier est toujours en cours. Voici un retour d’expérience concret.
Pourquoi un sinistre majeur est-il si complexe à gérer pour un syndic ?
Un incendie en copropriété n’est pas un simple dossier à transmettre à l’assurance. C’est une crise multidimensionnelle qui mobilise simultanément des compétences techniques, administratives, juridiques et humaines, souvent pendant des mois, parfois des années.
Dans le cas de la résidence Eden Palais, la complexité était maximale : trois bâtiments touchés, une charpente effondrée, des planchers fragilisés, des copropriétaires privés de leur logement et une procédure municipale d’interdiction d’accès à lever en urgence. À cela s’ajoutait une contrainte patrimoniale forte : l’immeuble est soumis aux prescriptions de l’Architecte des Bâtiments de France.
Le syndic devient alors le chef d’orchestre de toute la reconstruction, interlocuteur unique entre les copropriétaires, les entreprises, les experts, les assurances, la mairie et les services patrimoniaux de l’État.
Phase 1 : la gestion immédiate de la crise (février 2024)
Les premières interventions d’urgence
Dès la nuit de l’incendie, le Cabinet Taboni était présent sur site pour informer les copropriétaires et le conseil syndical des premières démarches à effectuer. Dans les heures qui ont suivi, un expert a été mobilisé pour évaluer les dommages et lancer les premières interventions : mise hors d’eau provisoire, évacuation des boiseries de charpente brûlées, assèchement des cages d’escaliers, sécurisation électrique des parties communes.
Lever l’arrêté d’interdiction d’accès
Le 16 février, la mairie de Nice délivre un arrêté d’interdiction d’accès aux bâtiments A, B et C. Pour les copropriétaires, c’est une situation dramatique : impossible de rentrer chez soi, de récupérer ses affaires, de constater les dégâts.
Grâce aux démarches engagées et aux rapports techniques transmis à la mairie, l’arrêté sera modifié à quatre reprises, les 7 mars, 27 mars, 7 mai et 17 mai 2024, permettant progressivement aux copropriétaires de retrouver accès à leur logement.
Phase 2 : l’organisation du chantier (printemps – été 2024)
Plus de 10 corps de métier coordonnés simultanément
Couverture et charpente, gros œuvre, assèchement, électricité, serrurerie, plomberie, structure parapluie, cheminées… Chaque semaine, une réunion de chantier permet de coordonner les avancements, lever les obstacles techniques et arbitrer les imprévus en lien permanent avec le conseil syndical de la copropriété.
Des imprévus techniques inévitables
Dans un chantier de cette nature, les aléas sont nombreux. Un plancher fragilisé par l’incendie a nécessité une reprise en sous-œuvre non prévue initialement, retardant le planning de plusieurs semaines. La charpente, initialement prévue entièrement en bois, a dû être partiellement modifiée en structure métallique, entraînant délais et plus-value sur le marché initial.
C’est précisément dans ces moments que le rôle du syndic de copropriété est déterminant : arbitrer vite, dans l’intérêt des copropriétaires, sans perdre de vue le budget et les délais.
Phase 3 : les contraintes patrimoniales imposées par l’ABF
C’est l’un des aspects les moins connus de la gestion d’un sinistre en copropriété ancienne. La résidence Eden Palais étant soumise aux prescriptions de l’Architecte des Bâtiments de France, chaque choix de reconstruction doit respecter l’aspect architectural d’origine une contrainte que le syndic de copropriété doit intégrer dans chaque décision technique.
Des menuiseries en bois à l’identique
L’ABF impose des menuiseries et persiennes en bois, avec teinte conforme à la palette locale, détails architecturaux d’origine conservés, petits bois, moulures, tablettes marbre. Une déclaration préalable spécifique a dû être déposée.
Une façade à restituer dans ses teintes d’origine
Fond ocre, cadres et reliefs en ton pierre clair, gris des volets : la façade doit être reproduite à l’identique avec les mêmes produits qu’au dernier ravalement. L’ABF a également imposé de traiter les retours sur la façade gauche, les substances issues de l’arrosage lors du sinistre ayant pénétré la matière même des murs.
Phase 4 : le suivi individualisé de chaque copropriétaire sinistré
Au-delà de la coordination technique, chaque copropriétaire touché a ses propres contraintes et demandes. Certains ont souhaité modifier légèrement la configuration de leur logement lors de la reconstruction. D’autres avaient des exigences liées au confort ou à l’accessibilité.
Le syndic de copropriété et la maîtrise d’œuvre ont intégré ces demandes tout en respectant les règles techniques, acoustiques et les prescriptions de l’ABF. Pendant toute la durée du chantier, maintenir une communication claire et régulière avec les copropriétaires sinistrés et le conseil syndical est l’une des responsabilités les plus importantes du syndic.
Phase 5 : la reconstruction (automne 2024 – aujourd’hui)
Le gros œuvre et la nouvelle charpente
Depuis l’automne 2024, les travaux de gros œuvre ont mobilisé les équipes pendant plusieurs mois : chaînage, reprise des maçonneries, préparation des empochements. En janvier 2026, la nouvelle charpente a commencé à être livrée et posée sur site.
Le second œuvre en cours de démarrage
En mars 2026, la toiture est en cours de reconstruction, la façade du dernier étage est quasi terminée. Le second œuvre démarre : chape prévue en avril, puis cloisons, portes palières, électricité, plomberie, peintures des parties communes.
Des travaux votés en AG en parallèle
En octobre 2024, l’assemblée générale des copropriétaires a voté un budget de 55 000 € TTC pour la réfection de l’étanchéité du parvis. Un ravalement complet des façades est également à l’étude, entre 130 000 € et 200 000 € HT. Le conseil syndical suit ces dossiers en lien direct avec le Cabinet Taboni.
Ce que ce chantier illustre sur le rôle du syndic de copropriété
La gestion d’un sinistre majeur révèle ce que le métier de syndic implique vraiment au-delà de la gestion courante :
- Réagir vite et bien dans les premières heures d’une crise
- Coordonner des dizaines d’intervenants sur la durée
- Défendre les intérêts des copropriétaires face aux administrations
- Naviguer entre contraintes techniques, patrimoniales et humaines
- Assurer une communication régulière et transparente avec les résidents
- Piloter un budget complexe en lien avec les assurances et les experts
Notre rôle de syndic ne s’arrête pas à la gestion courante. C’est aussi être là quand tout s’effondre au sens propre.
Vous êtes copropriétaire ou membre d’un conseil syndical à Nice ?
La gestion d’un sinistre ne s’improvise pas. Elle se prépare en choisissant un syndic de copropriété expérimenté, capable de réagir et de coordonner dans les situations les plus complexes.
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💡 FAQ - Syndic de copropriété et gestion de sinistre
Le syndic de copropriété est le premier interlocuteur en cas de sinistre majeur. Il mandate un expert, contacte les assurances, coordonne les travaux d’urgence et assure le lien entre les copropriétaires, le conseil syndical, les entreprises et les administrations.
Les travaux sur les parties communes sont pris en charge par l’assurance de la copropriété. Pour les parties privatives, l’assurance de chaque copropriétaire intervient. Le syndic coordonne l’ensemble de ces dossiers.
Le conseil syndical joue un rôle clé aux côtés du syndic : il valide les décisions urgentes, assure le relais avec les copropriétaires et participe aux réunions de chantier hebdomadaires. Une bonne collaboration entre le syndic et le conseil syndical est déterminante pour la réussite de la reconstruction.
Dans le cas d’un sinistre majeur touchant la structure et la toiture, les travaux peuvent s’étendre sur 2 à 3 ans entre expertise, mise en sécurité, autorisations administratives et reconstruction.
Sur un immeuble soumis à ses prescriptions, l’ABF exige que la reconstruction respecte l’aspect architectural d’origine : matériaux, teintes, détails. Cela concerne les menuiseries, façades et cheminées visibles depuis l’espace public.
Privilégiez un syndic de copropriété expérimenté, avec des références locales solides et une équipe capable de coordonner des chantiers complexes sur la durée. Le Cabinet Taboni gère les copropriétés niçoises depuis près de 100 ans.
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